Adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale de l’ONU, la «journée internationale du Vivre ensemble dans la paix» promue depuis trois ans par la confrérie soufie alawiyya (basée à Mostaganem) aura lieu tous les 16 mai.

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Adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale de l’ONU, la «journée internationale du Vivre ensemble dans la paix» promue depuis trois ans par la confrérie soufie alawiyya (basée à Mostaganem) aura lieu tous les 16 mai.

Voici une action de grande importance qui serait passée presque inaperçue si l’information n’avait été donnée par l’APS, le 8 décembre dernier, reprise depuis par quelques rares médias nationaux.
Ce qui en dépit du caractère louable de l’action, est somme toute paradoxal dans la mesure où notre pays n’a, jusque là, pas toujours eu le renvoi d’ascenseur qu’il mérite en raison de ses nombreuses initiatives politiques antérieures en faveur de la paix.

Toujours est-il qu’une fois de plus à l’initiative de l’Algérie, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté —pratiquement à l’unanimité— le vendredi 8 décembre dernier, une résolution par laquelle elle proclame le 16 mai «journée internationale du Vivre ensemble en paix». Du coup c’est toute l’image répulsive du pays pourvoyeur de terrorisme, colportée depuis quelques années à dessein par ses ennemis et détracteurs, qui vient de voler en éclats. C’est pourquoi l’action en question est de taille et l’information d’une grande importance, voire précieuse. Il faut dire que l’initiateur du projet de résolution, autrement dit l’organisation non gouvernementale qui n’a pas lésiné sur les moyens pour promouvoir cette journée comme telle depuis au moins trois ans, n’est autre que l’Association internationale soufie alawiyya (AISA), basée à Mostaganem et dont le président d’honneur et guide de la Tariqa Alawiyya est le cheikh Khaled Bentounes.

Que dire de l’adoption de cette résolution par l’ONU qualifiée de «décision historique» par l’AISA, soutenue en cela par l’Algérie et visant à instaurer une culture du vivre ensemble dans la paix ? Pour tout dire la résolution adoptée par l’ONU récompense trois ans d’efforts pour cette association liée à la confrérie soufie alawiyya basée à Mostaganem en Algérie. L’idée de cette journée a en effet été lancée en novembre 2014, à l’issue d’un premier «congrès international féminin» organisé à Oran par cette confrérie dont on dit qu’elle est «plutôt récente» (elle a été fondée en 1914 par le cheikh Abu Abbas Ahmed Ibn Mustafa al’Alawi (1869-1934) et qui, depuis cette date, a connu un important développement international.

«C’est une idée qui remonte jusqu’au cheikh al Alâwî, fondateur de la voie soufie Alâwiyya, qui vient de se concrétiser», affirme ainsi le cheikh Khaled Bentounes, actuel guide spirituel de la confrérie. «Il y a un peu plus de 250 millions de soufis dans le monde mais le message qu’ils véhiculent n’est pas audible, explique pour sa part Farid Aït-Ouarab. Cette journée peut changer les choses. En outre, elle doit permettre d’éveiller les consciences.
Nous sommes obligés de vivre ensemble et donc de poser des actes de paix. Concrètement, la journée internationale contribuera à mettre en lumière les différentes actions, comme les multiples rencontres interreligieuses, qui montrent que le vivre-ensemble est possible».

Un comité de soutien avait ainsi été constitué, disposant de relais dans de nombreux pays du monde. En France par exemple, des personnalités musulmanes comme Ghaleb Bencheikh, animateur sur la chaine de télévision France 2 et président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, ou l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, avaient signé le projet e résolution, ainsi que des représentants du monde soufi, comme l’universitaire Éric Geoffroy, la sénatrice de Paris Bariza Khiari ou la physicienne Ines Safi.L’écrivain Abdennour Bidar, le père Christian Delorme, Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), Boris Cyrulnik ou encore Pierre Rabhi ont soutenu également le projet.

«Les choses sérieuses vont commencer parce qu’il s’agit maintenant de concrétiser cette idée sur le terrain en vue de rapprocher les humains en quête de paix», reconnaît le cheikh Bentounes, qui avait pris part à la séance d’adoption de cette résolution. Rappelons que l’initiative algérienne est le fruit d’un long processus conduit par le ministère des Affaires étrangères, en partenariat avec l’Association Internationale Soufie Alawiyya (AISA). Il faut savoir, au passage, que La confrérie Alawiyya est aussi à l’origine de la création, en France, des Scouts musulmans.

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